Les audiences

Le SNEP-Poitiers rencontre Jean-Michel Blanquer.

Ce jeudi 12 mars, le SNEP-FSU Poitiers a rencontré le ministre de l’Éducation Nationale à son arrivée au CNED pour une visite liée au dispositif « École à la maison » mis en place par l’opérateur public d’enseignement à distance.

Nous avons ensuite passé une heure d’audience FSU (SNEP, SNES, SNuipp, SNETAP et SNASUB) avec Matthieu LAHAYE conseiller aux Affaires Pédagogiques du Ministre.

Pour le second degré, au-delà de la dénonciation avec le SNES des éléments budgétaires de rentrée concernant les suppressions de postes, l’augmentation des Heures Supplémentaires, les conditions de passage des E3C, la réaffirmation du refus des réformes du lycée, de la voie Pro et du BAC, la contestation de la réforme des retraites et le refus de la mystification de la pseudo « revalorisation pour ne pas perdre en retraite » mise en avant par le ministre, le SNEP a particulièrement abordé 3 points spécifique EPS :

         – Réforme du lycée et sport scolaire : La demande de préservation du mercredi après-midi pour le Sport Scolaire et les rencontres UNSS. La montée en charge des spécialités en terminale ne doit pas fragiliser les Association Sportives.

         – La fragilisation annoncée des options EPS du fait de la concurrence entre les disciplines des choix de spécialités et des options à plus fort coefficient ou servant à un « profilage » pour parcoursup. Le SNEP-Poitiers a demandé la mise en place d’une Spécialité EPS, et s’est porté volontaire pour que l’Académie de Poitiers, qui est « la plus sportive » des 3 académies de Nouvelle-Aquitaine avec 40% des dispositifs sections sportives, options, taux de licenciés UNSS, nombre d’étudiants en STAPS, soit une des 5 académies pilotes pour la mise en place de cette Spécialité EPS, si importante pour la poursuite d’étude de nos élèves en STAPS.

Le Conseiller du ministre nous a affirmé que cette idée était à l’étude et qu’une mise en œuvre expérimentale d’une Spécialité EPS pourrait être étudiée pour la rentrée 2022, lorsque la Réforme du Lycée, pour l’instant en phase de construction, serait « stabilisée ». Le cadre « modulaire » de la réforme permet de l’envisager, mais une nouvelle spécialité nécessitera une adaptation des Emplois du temps, ce qui est prématuré pour l’instant.

         – Référentiels et Programme EPS : Nous avons fait part du fort mécontentement de la profession, qui a plus de 92% considère que les nouveaux programmes et les référentiels affaiblissent le cadre national de l’EPS et dénaturent l’ancrage culturel de l’EPS dans les APSA en ne prenant en compte les productions motrices qu’à hauteur de 12/20. Le Conseiller s’est dit « au fait » de ce problème et l’évoquera à nouveau auprès de l’Inspection générale.

         – « Dispositif Cours le matin, sport l’après-midi », présenté par M. LAHAYE comme un gage de l’attachement du ministre à l’EPS. Nous avons précisé que celui-ci ne pouvait constituer une perspective novatrice et ambitieuse pour la discipline. C’est déjà ce que nous avions dit en 2007, à l’époque de Sarkozy lorsque cette idée issue de Meaux mise en œuvre par Coppé avait été avancée. Notons qu’à cette époque, JM Blanquer était Directeur de la DEGSCO (Direction Générale des Enseignements Scolaires) ….

Christophe Mauvillain

Secrétaire académique du SNEP-Fsu Poitiers


La  FSU en audience avec la Rectrice ce jeudi 3 octobre 

Après plusieurs jours de « vacance » à la tête de notre académie, Madame Robert a pris ses fonctions dernièrement en tant que Rectrice. A notre demande, elle nous a reçu en audience ce jeudi 3 octobre durant 1 heure.

Notre délégation était constituée de Alain Héraud ( secrétaire académique Snes-Fsu), Christelle Fontaine (secrétaire adjointe académique du Snes-Fsu), Christophe Mauvillain (secrétaire académique du Snep-Fsu), Véronique Leroy ( secrétaire académique adjointe du Snasub) et Mathieu Menaut ( pour le Snuipp-Fsu 86)

Accompagnée du secrétaire général et de son directeur de cabinet, elle s’est montrée attentive à toutes nos observations, revendications, en ayant souligné au préalable son souci du dialogue social, des conditions de travail des personnels, de la réussite des élèves, des personnels, des territoires.

Ca ne pouvait pas mieux tomber au regard des points qui suivent et que nous avons développés….


Une pensée pour notre collègue, Christine Renon tout d’abord…

Nous avons tenu, en ouverture, à rendre hommage à notre collègue Christine Renon, à dire l’émotion qui est la nôtre, notre colère aussi devant des conditions de travail qui ne cessent de se dégrader, devant un rythme effréné de réformes qui font perdre le sens de nos métiers. Beaucoup de personnels, enseignants dans les écoles et les établissements, personnels dans les services éprouvent aujourd’hui une véritable souffrance au travail. Il faut que cela cesse.


Conditions de rentrée dans l’académie
: toujours plus dégradées !

– Premier degré: au temps du recueillement succèdera demain le temps des revendications, avec d’ores et déjà prévue la dépose d’une alerte sociale sur les questions d’inclusion, temps de travail.

– dans les collèges, des effectifs toujours plus élevés en particulier quand l’inclusion se fait. Si l’inclusion, grande orientation, est fort légitime,  encore  faut-il s’en donner les moyens !

– Dans les lycées, la réalité de la rentrée confirme nos inquiétudes pour les élèves: mise en œuvre de la réforme à marche forcée : choix de SPE trop précoce, emplois du temps complexes qui manquent de cohérence pédagogique, éclatement de la classe avec des équipes de plus de 40 enseignants parfois.

– Des enseignants épuisés déjà par la mise en œuvre des programmes, la perspective des nouvelles épreuves dans le flou le plus total : absence de cadre national qui ne manquera pas de jeter ici ou là la suspicion sur la valeur des épreuves passées, la légitimité des notes portées… Nous avons rappelé que, dans ces conditions, le Snes-Fsu demande l’annulation de la première session d’E3C.

Exaspération de la profession qui s’est traduite dans des Actions comme le refus de la mission de Professeur Principal.

A ce sujet Madame la Rectrice invoque le comité de suivi national de la réforme, le comité de pilotage académique où les points de difficulté ( conseils de classe, groupe classe..) pourront être évoqués en vue d’améliorations.

– Attractivité des métiers en berne ; difficulté à recruter dans certaines disciplines du fait de l’ absence de revalorisation à laquelle s’ajoutent les HSA imposées, les postes partagés ( ils sont nombreux dans notre académie pour les TZR, les contractuels..)

 

Sport scolaire :

Des sujets de vigilance sur les postes partagés ici aussi (couplages aberrants) et recours massif aux contractuels du fait d’un déficit de 50 Equivalents Temps Pleins dans notre académie.

L’affectation au fil de l’eau des TZR pose des problèmes  d’équité dans les affectations et de prise en compte des forfaits UNSS. Nous avons dénoncé cela et rappelé l’importance à nous entendre, nous qui sommes  sur le terrain, pour des couplages plus cohérents.

La réforme du lycée pourrait faire peser une menace sur les options EPS. Nous avons souligné ce point de vigilance.

Enfin, au sujet de la labellisation « Génération 2024 » si aujourd’hui une quarantaine d’ établissements sont  labellisé, cela se fait sans aucun moyen. Ce n’est pas tenable.

 

Nous avons encore rappelé notre exigence d’équipes pluri professionnelles, le besoin criant de créations de postes infirmier.e.s, d’assistantes sociales pour assurer la réussite de tous nos élèves, sur nos territoires défavorisés et ruraux…

Madame la Rectrice nous répond avoir conscience de la spécificité des territoires ruraux et de leurs besoins. Elle évoque le rapport Mathiot-Azema qui pourrait apporter des réponses ici.

Nous avons  fait part de la très grande inquiétude aussi des personnels PsyEn devant le démantèlement du service public d’orientation ; nos collègues sont spoliés de leurs missions au moment même où le parcours des élèves suppose un investissement important en matière d’orientation. Ils demanderont à être reçus prochainement.

 

Quant aux personnels administratifs…de multiples sujets d’inquiétudes également :

Qu ‘il s’agisse de CANOPE, de l’ONISEP, de la réorganisation des académies, l’avenir est inquiétant pour ces personnels. Quel calendrier ? Quelles mobilités envisagées ? Le dialogue social a manqué jusqu’ici !

Il nous est répondu que Poitiers est bien « capitale de l’éducation » et qu’à ce titre la plus grande attention est portée à l’avenir de CANOPE par ex..

Au sujet de l’architecture des 3 académies, Madame la Rectrice précise que compte-tenu du changement des recteurs à la tête des académies concernées, une nouvelle dynamique se mettra en place, en particulier dans l’information qui est due aux personnels. Une cellule de projet est prévue pour impulser une nouvelle méthodologie. Elle tient à nous rassurer en insistant sur le fait que dans cette nouvelle organisation, des académies ne doivent pas avoir le sentiment de perdre.


Fonction Publique 
:
la loi a été votée ; elle porte gravement atteinte à la représentativité. Nous nous sommes inquiétés des modalités à venir de la représentativité des personnels sur les questions mobilité et carrières.

Madame la Rectrice considère que si les modalités du dialogue social ont changé, le principe de ce dialogue demeure. Elle tente de nous rassurer en évoquant l’importance du travail mené par nos organisations syndicales dans l’intérêt des collègues , travail dont l’institution ne saurait faire l’économie.

Pour conclure, ce qui pourrait caractériser cette audience, c’est l’écoute, la courtoisie, le souci réitéré de dialogue, de pragmatisme.. Maintenant par delà les mots, nous jugerons surtout les actes. Et la situation de l’éducation dans notre académie ne manque pas d’enjeux qui appelleront rapidement des actes forts et volontaristes.


Audience SNEP/Rectorat du mardi 10 septembre 2019

Pour le Rectorat :
– Madame Duport DRH
– Messieurs Marchive et Thévennot, IPR-EPS
– Monsieur Doreau, chef de la DPE
– Madame Bouyat, cheffe de la DPE2
– Madame Chadouteau, adjointe au chef de la DPE

Pour le SNEP-FSU Poitiers :
– Christophe Mauvillain, secrétaire académique.
– Claire Machefaux et Vincent Mocquet, responsables du secteur corporatif.

Le SNEP a sollicité une audience auprès de Monsieur le Recteur, suite aux nombreux dysfonctionnements rencontrés en matière de gestion des personnels EPS lors des opérations de préparation et de réalisation de cette rentrée. L’occasion de faire part de nos inquiétudes, de nos analyses et de nos propositions, dans le cadre d’un dialogue social que nous souhaitons aussi responsable que constructif.

Nous avons souhaité revenir sur la période écoulée et les relations de travail devenues complexes. Nous avons rappelé notre demande d’un travail dans l’échange, la transparence et la prise en compte de la représentativité issue des élections professionnelles de décembre 2018.

Ceci face au constat du manque de reconnaissance du travail préalable des élus du personnels du SNEP, en lien avec les services du rectorat, qui auraient permis une amélioration des opérations de mutation notamment. Le blocage des situations pendant les instances paritaires et la diffusion d’informations avant leur tenue ne fait qu’instaurer un climat d’incompréhension voire de défiance à l’égard du fonctionnement et des résultats du mouvement.

Par ailleurs, le peu de réponses sur nos propositions d’amélioration de situation depuis le début des opérations de mouvement et jusqu’encore récemment concernant le suivi des affectations des TZR et contractuels participe de la dégradation du dialogue social.

Cela se traduit en ce début d’année par des situation de collègues qui font face à des réalités professionnelles rendues difficiles par des modifications d’affectations en dehors de toutes règles et de toute transparence.

L’administration a entendu nos demandes et notre volonté de travailler dans un cadre qui privilégie le dialogue et l’intérêt général, en reconnaissant la nécessité de respecter les décisions validées en instances.

Nous avons eu l’occasion d’aborder plusieurs situations. L’administration s’est engagée à en revoir certaines et reste vigilante quant au devenir des autres.

Nous avons pu interroger l’IPR sur l’application PartagEPS et leurs attentes auprès des équipes. Nous avons rappelé notre opposition à tout caractère injonctif, en l’absence d’un cadre précis. Nous avons évoqué la mise en place d’une charte encadrant l’usage des documents mis en ligne .

Par ailleurs , sans faire abstraction des questions cruciales de sécurité, nous avons demandé l’allègement et la simplification des procédures de validation de projets de pratiques APPN et séjours en environnement spécifique.


Réunion avec M. MITTET, élu au Conseil Régional de la Nouvelle Aquitaine

Les élus du SNEP ont rencontré ce vendredi 9 novembre 2018 M. MITTET, conseiller régional de la Nouvelle Aquitaine et directeur général adjoint du pôle éducation – culture – sport jeunesse solidarité – maîtrise d’ouvrage.

A l’ordre du jour : aides et subventions destinées aux AS des LGT et des LP :

– « M. Mittet admet que le sport scolaire est un élément essentiel pour toucher un public large. Par contre il refuse le financement à l’élève et préfère le dispositif de financement autour des aides de rentrée que pourrait accorder le CR »

– « M. Mittet rappelle donc que le CR s’orientera vers une logique d’accompagnement des jeunes sportifs scolaires en début d’année (PEJ) en ciblant particulièrement les élèves de LP et de lycées ruraux. Les professeurs doivent faire des projets et le CR les soutiendra. »

2e point abordé : la création d’une commission tripartite élargie à la Nouvelle Aquitaine :

– « M. Mittet confirme que la commission tripartite sur la Nouvelle Aquitaine va être mise place et qu’elle fera l’objet d’une présentation de l’enquête pour cette première réunion »

3e point abordé : le désengagement du Conseil Régional concernant la construction des Infrastructures des nouveaux lycées.

« Monsieur Mittet nous informe que le CR investit 240 millions d’euros par an pour les lycées (1 milliard 200 millions sur la mandature) et que le financement des frais de fonctionnement des IS reste un sujet préoccupant qui doit être réservé aux collectivités. A charge pour le CR de participer aux financement de la construction »

Retrouvez le Compte-rendu complet ci-dessous.

CR réunion du 09/11/2018 avec M. MITTET.


A la rencontre des nouveaux collègues du Ministère des Sports, au CREPS de Poitiers, le mercredi 13 septembre.

Le SNEP est intervenu au Séminaire d’accueil des Personnels Techniques et Pédagogiques (PTP) et des Inspecteurs, de la Jeunesse et Sports au CREPS de Poitiers.

Environ 90 lauréats des Concours et Listes d’Aptitude 2017 de CEPJ (Conseiller d’Education Populaire et de Jeunesse), de PS (Prof. de Sport, équivalent JS des Prof. EPS au sein de l’EN) et de CTPS (Conseiller Technique Pédagogique Supérieur, équivalent JS des Agrégés EPS au sein de l’EN), étaient réunis au CREPS pour entamer leur Formation Initiale Statutaire.

Le SNEP-FSU (représenté par Gwenaelle NATTER, Michel ROTENBERG, du Secteur National Sport et de Christophe MAUVILLAIN, secrétaire académique de Poitiers) est allé à leur rencontre sur le temps de l’information syndicale prévu à 16h30 et qui s’est prolongé jusqu’à 19h30, tant les débats ont été riches.

Les échanges ont porté principalement sur :
– les mises en oeuvre du PPCR, et sur le travail mené par le SNEP pour conserver une similitude de traitement entre la JS et l’EN. L’accord des collègues sur la nécessité d’augmenter les ratios de promotion à la Hors-Classe des PS et des CTPS.

– Les contenus de la FIS (Formation Initiale Statutaire) et le refus d’une formation-formatage, et du management hiérarchique des politiques publiques, pour conserver le caractère de conception de ces corps de catégorie A;

– L’évolution des missions, et la volonté des stagiaires de conserver un ancrage fort sur les contenus culturels que sont les APS et le Sport, notamment pour les entraineurs nationaux en contrat de Préparation Olympique et pour les collègues qui sont sur des postes de Conseiller d’Animations Sportives en Direction Départementale ou Régionale, chargés de mettre en œuvre les politiques ministérielles (sport santé, accès à la pratique sportive des publics qui en sont le plus éloignés, soutien au développement des associations sportives, sécurité des pratiquants, etc…)

Cette question de maintien du Coeur de Métier sur le Sport et les APS revêt un caractère déterminant pour l’implication des différents publics qui composent la population au moment même où la France vient de se voir confier les Jeux Olympiques et Paralympiques 2024 (JOP), qui auront lieu 100 ans après les derniers Jeux à Paris.

Le SNEP-FSU a réaffirmé que cet événement constituait un temps fort qui devait renforcer conjointement les missions pédagogiques et éducatives des Personnels Sport et EPS de nos deux Ministères (Éducation nationale / Jeunesse et Sport).